Dougar*

Calais, en attendant / 2015-2016

Je suis arrivé pour la première fois dans la jungle de Calais en novembre 2015 rejoignant un ami bénévole. J'y ai rencontré une communauté soudanaise du Darfour, qui m'a accueilli parmi elle.
De mes aller-retours jusqu’à l’évacuation et la destruction de la partie sud du camp en mars 2016, j’ai tenté de saisir le temps qui s'écoulait, un temps d'attente, long, rythmé par les distributions parfois chaotiques de vivres, les petites joies et les tentatives douloureuses et souvent infructueuses de passer enfin de l’autre côté de la Manche. Partageant thé, café et les conversations sans fin, j’ai tenté de saisir ce qui faisait le quotidien de cette ville monde coincée entre la France et l’Angleterre.

* Ralentissement, bouchon, embouteillage en soudanais. Ce mot retentissait dans la jungle à chaque nouvelle tentative de monter dans les camions en direction de l'Angleterre.